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DELF B2 · Lecture · Exercices

Exercice 2 · Texte argumentatif

Un texto argumentativo (tribuna, editorial) de unas 500 palabras: tesis del autor, concesiones, argumentos y conclusión. 7 preguntas.

DELF B2 · Diplôme d'études en langue française (France Éducation international)Compréhension des écritsPeso: 20 questions
Practicar Exercice 2 · Texte argumentatif gratis21 preguntas originales de esta destreza, con corrección al instante.

Qué evalúa

Tribuna u opinión de un autor; 7 preguntas sobre su tesis, sus concesiones, sus argumentos y sus imágenes.

Claves

Estrategia paso a paso

Trampas habituales

Ejemplo resuelto

«Ce n'est pas le thermomètre qu'il faut casser» → no suprimir la nota, sino cambiar cómo se usa.

Preguntas de ejemplo

Intenta responder antes de abrir la solución. Las preguntas están en el idioma del examen.

Pregunta 1

Dificultad fácil≈ 3 min

Exercice 2 · Laissons nos enfants s'ennuyer

Tribune de Marc Delorme, psychologue.

Mercredi après-midi, dans une grande ville française. Léa, neuf ans, enchaîne le conservatoire, l'anglais et la natation ; le samedi, c'est le théâtre. Ses parents, comme beaucoup d'autres, ont le sentiment de bien faire : chaque activité est une chance, une ouverture, un atout pour l'avenir. Et lorsque, par hasard, un créneau reste libre, une tablette se charge de le remplir. Résultat : Léa ne s'ennuie jamais. C'est précisément ce qui m'inquiète.

Car l'ennui a mauvaise réputation, et c'est injuste. On le confond volontiers avec la paresse ou avec la tristesse, alors qu'il n'est ni l'une ni l'autre. L'ennui, c'est ce moment inconfortable où rien ne vient de l'extérieur et où l'enfant est obligé de se tourner vers lui-même. C'est souvent à cet instant précis qu'il invente un jeu, construit une cabane avec des coussins ou se met à dessiner sans que personne ne le lui ait demandé. Supprimer l'ennui, c'est supprimer l'étape qui précède l'imagination.

Je ne prétends pas que les activités organisées soient inutiles. Apprendre un instrument ou pratiquer un sport apporte des compétences et des amitiés précieuses. Le problème n'est pas l'activité, c'est l'accumulation. Un emploi du temps saturé transmet à l'enfant un message implicite : le temps libre serait un temps perdu, qu'il faudrait rentabiliser. Et il le prive d'une expérience essentielle, celle de décider seul de ce qu'il va faire.

Les écrans posent un problème d'une autre nature. Ils ne sont pas néfastes en eux-mêmes, mais ils ont une particularité : ils comblent instantanément le moindre vide. Dès que l'enfant ressent un début d'ennui, la solution est à portée de main, sans effort. Il n'apprend donc jamais à supporter ce léger malaise, ni à le dépasser. Or cette capacité à tolérer l'attente et le manque de stimulation lui sera indispensable plus tard, pour se concentrer en classe, lire un livre ou mener un projet de longue haleine.

On m'objectera que tous les parents n'ont pas le choix : quand on travaille tard, les activités du mercredi sont aussi un mode de garde. C'est vrai, et je me garderai bien de culpabiliser les familles. Mais même dans un emploi du temps contraint, il est possible de préserver quelques plages vides : une heure sans programme le dimanche, un trajet sans écran, une soirée où l'on accepte d'entendre « je m'ennuie » sans se précipiter pour proposer une solution.

Cette phrase, que tant de parents redoutent, n'est pas un reproche. C'est souvent le début de quelque chose. À condition de ne pas y répondre trop vite.

Selon l'auteur, on se trompe sur l'ennui quand on…

  1. A. croit qu'il disparaît naturellement avec l'âge.
  2. B. le confond avec un manque d'effort ou avec un mal-être.
  3. C. pense qu'il touche davantage les enfants que les adultes.
Ver respuesta y explicación

Respuesta correcta: B. le confond avec un manque d'effort ou avec un mal-être.

Explicación

« On le confond volontiers avec la paresse ou avec la tristesse, alors qu'il n'est ni l'une ni l'autre. »

C et A ne sont pas évoqués dans le texte.

Pregunta 2

Dificultad media≈ 3 min

Texte argumentatif · Le diplôme n'est pas une boussole

Tribune de Sylvie Arnaud, conseillère d'orientation.

Chaque printemps, au moment où les lycéens formulent leurs vœux d'orientation, je reçois dans mon bureau des familles inquiètes. La question qu'elles me posent est presque toujours la même : « Quelle filière offre le plus de débouchés ? » Derrière cette question légitime se cache une croyance largement partagée : plus le diplôme est long et prestigieux, mieux l'avenir est assuré. Après quinze ans de métier, j'ai appris à me méfier de cette évidence.

Je ne nie pas que le niveau d'études protège, en moyenne, du chômage. Les statistiques sont claires sur ce point, et il serait malhonnête de prétendre le contraire. Mais une moyenne ne dit rien des parcours individuels. Je vois chaque année des étudiants brillants qui, après cinq années d'études choisies pour leur réputation, découvrent qu'ils n'aiment pas le métier auquel elles mènent. Certains recommencent tout à vingt-quatre ans ; d'autres se résignent à exercer une profession qui ne leur ressemble pas.

Le problème vient en partie de la manière dont on présente l'orientation aux jeunes. On leur parle de filières, de classements, de taux d'insertion, rarement de ce qu'on fait concrètement, jour après jour, dans tel ou tel métier. Combien de lycéens savent à quoi ressemble la journée d'un ingénieur en environnement ou d'un technicien de laboratoire ? Faute de le savoir, ils choisissent un nom, une image, parfois le souhait de leurs parents.

Il faut aussi rappeler une réalité souvent oubliée : de nombreuses formations courtes et professionnelles offrent aujourd'hui d'excellents débouchés. Dans l'artisanat, la maintenance industrielle ou les métiers du soin, des employeurs peinent à recruter et proposent des salaires qui n'ont rien à envier à ceux de certains diplômés de master. Si ces voies restent boudées, ce n'est pas faute d'avenir, mais parce qu'elles souffrent encore d'une image dévalorisée, héritée d'une époque où l'on y orientait les élèves en échec.

Je plaide donc pour une orientation qui parte de l'élève plutôt que du prestige des formations. Cela suppose de multiplier les stages d'observation, les rencontres avec des professionnels, les possibilités de changer de voie sans que cela soit vécu comme un échec. Cela suppose surtout d'accepter qu'un parcours ne soit pas une ligne droite : on a le droit de se tromper à dix-huit ans.

Le diplôme reste un outil précieux. Mais il ne peut pas servir de boussole. Une boussole, c'est ce qui indique la direction ; et cette direction, aucun classement ne peut la donner à la place de celui qui va marcher.

À propos du lien entre niveau d'études et emploi, l'auteure…

  1. A. l'admet, tout en soulignant qu'il ne s'applique pas à chaque cas.
  2. B. le conteste en s'appuyant sur des statistiques récentes.
  3. C. affirme qu'il a disparu au cours de ces dernières années.
Ver respuesta y explicación

Respuesta correcta: A. l'admet, tout en soulignant qu'il ne s'applique pas à chaque cas.

Explicación

Elle concède que le niveau d'études protège « en moyenne » du chômage, mais ajoute qu'« une moyenne ne dit rien des parcours individuels ».

B est l'inverse : elle dit qu'il serait « malhonnête de prétendre le contraire ». C n'est pas dit.

Pregunta 3

Dificultad difícil≈ 3 min

Exercice 2 · Supprimer les notes ne rendra pas l'école plus juste

Tribune d'Hélène Garric, professeure de mathématiques dans un collège.

Tous les cinq ou six ans, le débat revient avec la régularité d'une marée : il faudrait en finir avec les notes. Elles décourageraient les élèves fragiles, nourriraient la compétition et réduiraient le savoir à un chiffre. Je comprends ces critiques ; j'en partage même une partie. Pourtant, après vingt ans passés devant des classes de collège, je suis convaincue que supprimer la note serait une fausse bonne idée.

Commençons par ce qui me semble juste dans le réquisitoire. Une note isolée, sans commentaire, ne dit pas grand-chose à l'élève : un 9 sur 20 peut signifier qu'il n'a rien compris ou qu'il a fait une seule erreur de raisonnement au début de l'exercice. Et la moyenne trimestrielle, qui additionne des évaluations de nature très différente, mélange allègrement les progrès, les accidents et les absences. Sur ce point, les détracteurs de la note ont raison : l'outil est souvent mal utilisé.

Mais de là à le jeter, il y a un pas que je refuse de franchir. D'abord, parce que les dispositifs qu'on propose pour le remplacer ne sont pas plus clairs, bien au contraire. J'ai connu les grilles de compétences à quatre couleurs, où l'on coche « maîtrise fragile » ou « maîtrise satisfaisante » pour une vingtaine d'items. Les familles les plus à l'aise avec l'institution savaient les décoder ; les autres demandaient, perplexes, si leur enfant avait « la moyenne ». Loin de réduire les inégalités, ce flou les accentuait : il avantageait ceux qui connaissaient déjà les codes de l'école.

Ensuite, il faut avoir le courage de le dire : la disparition des notes au collège ne ferait pas disparaître la sélection, elle la repousserait. Au lycée, puis dans l'enseignement supérieur, les élèves seront de toute façon évalués, classés, comparés. Les priver pendant des années d'un repère qu'ils comprennent, c'est les exposer à une découverte d'autant plus brutale qu'elle sera tardive.

Enfin, je ne crois pas que la note soit, par nature, l'ennemie de la motivation. Ce qui décourage un élève, ce n'est pas le chiffre en lui-même, c'est le sentiment qu'il ne peut rien y changer. Quand je permets à mes élèves de refaire un devoir raté après une séance de remédiation, je vois des adolescents qui s'étaient résignés au 6 sur 20 se battre pour obtenir un 12. La note devient alors la mesure du chemin parcouru, et non un verdict.

Plutôt que de supprimer la note, apprenons donc à nous en servir. Moins d'évaluations, mais mieux expliquées ; des corrections qui indiquent clairement ce qui est acquis et ce qui reste à travailler ; la possibilité de progresser et de le voir reconnu. Ce n'est pas le thermomètre qu'il faut casser, c'est la façon dont nous lisons la température qu'il faut changer.

Quand l'auteure écrit que la suppression des notes « repousserait » la sélection, elle veut dire que…

  1. A. les élèves découvriraient plus tard, et plus durement, l'évaluation.
  2. B. les élèves seraient sélectionnés plus tôt, dès leur entrée au collège.
  3. C. la sélection deviendrait moins sévère au lycée et dans l'enseignement supérieur.
Ver respuesta y explicación

Respuesta correcta: A. les élèves découvriraient plus tard, et plus durement, l'évaluation.

Explicación

Au lycée et dans le supérieur, les élèves seront « de toute façon » évalués et classés ; sans notes au collège, la découverte sera « d'autant plus brutale qu'elle sera tardive ».

B dit l'inverse de « repousser ». C n'est pas affirmé : la sélection continue au même niveau, elle arrive simplement plus tard.

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