Examo Guías de exámenes

DELF B2 · Lecture · Exercices

Exercice 1 · Texte informatif

Un artículo informativo de unas 500 palabras y 7 preguntas de 3 opciones que siguen el orden del texto.

DELF B2 · Diplôme d'études en langue française (France Éducation international)Compréhension des écritsPeso: 20 questions
Practicar Exercice 1 · Texte informatif gratis28 preguntas originales de esta destreza, con corrección al instante.

Qué evalúa

Artículo de prensa informativo; 7 preguntas que siguen el orden del texto: datos, causas, citas de expertos.

Claves

Estrategia paso a paso

Trampas habituales

Ejemplo resuelto

«L'essor du télétravail a fait le reste» → el teletrabajo reforzó una necesidad que ya existía, no la creó.

Preguntas de ejemplo

Intenta responder antes de abrir la solución. Las preguntas están en el idioma del examen.

Pregunta 1

Dificultad fácil≈ 3 min

Texte informatif · Dans les déserts médicaux, le médecin vient en camion

Le mardi matin, sur la place de l'église de Montclar-sur-Vienne, un grand véhicule blanc s'installe entre la fontaine et l'arrêt de bus. À l'intérieur : une salle d'attente de quatre places, un cabinet de consultation complet et un petit espace pour les prélèvements. Depuis un an, ce cabinet médical mobile parcourt une quinzaine de villages du département, où plus aucun médecin généraliste n'est installé. Chaque commune le reçoit une demi-journée par semaine.

L'idée est simple : puisque les médecins ne veulent plus s'installer à la campagne, c'est le cabinet qui se déplace. Le département, qui a financé le véhicule, salarie également les trois médecins qui se relaient à bord. Ce statut de salarié est l'un des arguments qui ont permis de les recruter. « Je n'avais aucune envie de gérer un cabinet, de m'occuper de la comptabilité et du secrétariat, explique l'une d'entre elles, arrivée de Bordeaux il y a huit mois. Ici, je fais de la médecine, et rien d'autre. »

Les patients, souvent âgés, apprécient de ne plus avoir à faire quarante kilomètres pour une simple ordonnance. La fréquentation a d'ailleurs dépassé les prévisions : certains jours, le planning est complet dès l'ouverture des réservations. Pour faire face à la demande, une infirmière accompagne désormais les médecins et prend en charge les consultations de suivi les plus simples, comme le contrôle de la tension ou le renouvellement de certains traitements.

Le dispositif a toutefois ses limites, que ses promoteurs reconnaissent volontiers. Une demi-journée par semaine ne permet pas de répondre aux urgences : un patient qui tombe malade le mercredi devra attendre le mardi suivant ou se rendre aux urgences de l'hôpital, à une heure de route. Le cabinet mobile ne remplace pas non plus le médecin de famille qui connaît l'histoire de ses patients depuis des années. « C'est une solution de transition, pas une solution idéale », reconnaît le vice-président du département chargé de la santé.

Certains professionnels se montrent plus sévères. Pour un syndicat de médecins libéraux, ces dispositifs financés par l'argent public créent une concurrence déloyale avec les généralistes installés dans les bourgs voisins, qui peinent eux aussi à trouver un successeur. D'autres craignent que la multiplication des solutions mobiles ne serve d'excuse pour retarder des mesures plus ambitieuses, comme l'obligation pour les jeunes médecins d'exercer quelques années dans les zones sous-dotées.

En attendant, d'autres départements s'intéressent à l'expérience. Plusieurs ont déjà demandé à visiter le véhicule, et un réseau national des cabinets mobiles est en cours de création pour partager les bonnes pratiques et négocier collectivement l'achat des équipements.

D'après le dernier paragraphe, l'expérience…

  1. A. intéresse déjà d'autres territoires.
  2. B. va être étendue à tout le pays par l'État.
  3. C. sera bientôt arrêtée faute de financement.
Ver respuesta y explicación

Respuesta correcta: A. intéresse déjà d'autres territoires.

Explicación

« D'autres départements s'intéressent à l'expérience » et un réseau national est en création.

B : le réseau national est créé par les cabinets mobiles, pas imposé par l'État à tout le pays. C n'est pas dit.

Pregunta 2

Dificultad media≈ 3 min

Exercice 1 · La bouteille consignée fait son retour

Pendant des décennies, rapporter ses bouteilles vides chez l'épicier faisait partie des gestes ordinaires. Puis, à partir des années 1980, le verre consigné a presque entièrement disparu des rayons, remplacé par des emballages jetables jugés plus pratiques. Aujourd'hui, le mouvement s'inverse : dans plusieurs régions, des brasseurs, des producteurs de jus et même quelques supermarchés proposent de nouveau des bouteilles que le client rapporte en magasin contre quelques centimes.

L'argument écologique paraît évident. Une bouteille en verre réemployée peut servir une vingtaine de fois avant d'être recyclée. Or, si le recyclage du verre est efficace, il est aussi très gourmand en énergie : il faut fondre le verre à plus de 1 500 degrés pour fabriquer un nouvel emballage. Laver une bouteille et la remplir de nouveau demande nettement moins d'énergie que d'en produire une autre, même à partir de verre recyclé.

Encore faut-il que les bouteilles ne parcourent pas des centaines de kilomètres. Le réemploi n'est intéressant que si le circuit reste court : au-delà de 200 à 300 kilomètres entre le point de collecte et le centre de lavage, estiment les spécialistes, le bénéfice environnemental s'amenuise, car le verre est lourd et son transport pollue. C'est pourquoi les initiatives actuelles s'organisent à l'échelle régionale, autour de centres de lavage qui servent plusieurs dizaines de producteurs locaux.

Le principal obstacle reste la standardisation. Autrefois, quelques modèles de bouteilles circulaient partout ; aujourd'hui, chaque marque veut un flacon qui la distingue dans les rayons. « Nous recevons des bouteilles de quarante formes différentes, explique le directeur d'un centre de lavage installé près de Nantes. Chacune demande un réglage particulier des machines, et certaines étiquettes, collées avec une colle plastique, sont presque impossibles à retirer. » Les professionnels plaident donc pour une gamme réduite de bouteilles communes, que les producteurs personnaliseraient uniquement par l'étiquette.

Du côté des consommateurs, l'accueil est plutôt favorable, mais les habitudes sont tenaces. Dans les magasins qui ont tenté l'expérience, moins de la moitié des bouteilles consignées reviennent pendant la première année. Les clients oublient, stockent les bouteilles à la cave ou ne savent pas où les rapporter. Le taux de retour progresse cependant nettement dès que la consigne est assez élevée pour être remarquée : à vingt centimes, il dépasse souvent 80 %, contre à peine 40 % à cinq centimes.

La loi pourrait accélérer le mouvement. Elle fixe déjà des objectifs de réemploi pour les emballages, mais ceux-ci sont rarement atteints et peu contrôlés. Les acteurs du secteur réclament donc davantage de contraintes pour la grande distribution, seule capable, selon eux, de faire changer d'échelle une pratique qui reste aujourd'hui marginale.

D'après l'article, le taux de retour des bouteilles augmente lorsque…

  1. A. les magasins installent des machines de collecte.
  2. B. le montant de la consigne est suffisamment élevé.
  3. C. une campagne d'information est organisée.
Ver respuesta y explicación

Respuesta correcta: B. le montant de la consigne est suffisamment élevé.

Explicación

Le taux de retour « progresse nettement dès que la consigne est assez élevée » : plus de 80 % à vingt centimes, contre 40 % à cinq.

A et C ne sont pas mentionnés ; le texte cite l'oubli et le manque d'information comme causes, mais la solution chiffrée concerne le montant.

Pregunta 3

Dificultad difícil≈ 3 min

Exercice 1 · Dans les campagnes, les tiers-lieux redonnent vie aux villages

À Saint-Aubin-des-Prés, petite commune de 900 habitants, l'ancienne gare désaffectée a rouvert ses portes au printemps dernier. On n'y attend plus le train, mais on peut y boire un café, imprimer un document administratif, réparer son vélo ou travailler quelques heures devant un écran. Comme plusieurs centaines d'autres en France, ce lieu se présente comme un « tiers-lieu » : un espace qui n'est ni le domicile ni le bureau, et dont les usages sont définis, en grande partie, par ceux qui le fréquentent.

Le concept n'est pas nouveau. Le sociologue américain Ray Oldenburg l'a popularisé à la fin des années 1980 pour désigner les cafés, les librairies ou les salons de coiffure où se nouent les liens sociaux d'un quartier. Mais en France, le terme a pris un sens plus large : il recouvre aujourd'hui aussi bien des espaces de travail partagés que des ateliers de fabrication, des jardins collectifs ou des épiceries associatives.

Si ces lieux se multiplient dans les zones rurales, c'est d'abord parce qu'ils répondent à un manque. Dans bien des villages, la fermeture successive du bureau de poste, du dernier commerce et parfois de l'école a laissé les habitants sans endroit où se croiser. « Les gens ne venaient pas chercher un service, ils venaient chercher du monde », résume Claire Mounier, qui coordonne le tiers-lieu de Saint-Aubin. L'essor du télétravail depuis 2020 a fait le reste : de nombreux salariés installés à la campagne ne veulent plus travailler seuls dans leur cuisine, sans pour autant reprendre chaque jour la route de la ville.

Le modèle économique de ces structures demeure pourtant fragile. La plupart sont gérées par des associations qui dépendent de subventions publiques, souvent attribuées pour trois ans seulement. Les recettes propres — location de bureaux, buvette, ateliers payants — couvrent rarement plus de la moitié des dépenses. « La première année, tout le monde est enthousiaste ; le vrai défi, c'est la quatrième », observe un responsable régional du réseau des tiers-lieux, qui estime qu'un lieu sur cinq ferme avant d'avoir fêté son cinquième anniversaire.

Autre difficulté : attirer un public varié. Les premiers usagers sont souvent des néoruraux diplômés, déjà familiers de ce type d'espaces, tandis que les habitants de longue date hésitent à pousser la porte. À Saint-Aubin, l'équipe a choisi de ne pas commencer par l'espace de coworking, jugé trop « urbain », mais par un atelier de réparation animé par des retraités du village. « C'est par là que les anciens sont arrivés, et ce sont eux qui ont fait venir leurs voisins », raconte Claire Mounier.

Les pouvoirs publics, eux, misent désormais sur ces lieux pour rapprocher les services de la population. Certains tiers-lieux accueillent des permanences de la caisse d'allocations familiales ou des conseillers numériques qui aident les habitants dans leurs démarches en ligne. Une évolution que tous ne voient pas d'un bon œil : pour plusieurs associations, le risque est que l'État se décharge sur des bénévoles de missions qui relèvent du service public.

Quel rôle l'article attribue-t-il au télétravail dans le développement des tiers-lieux ruraux ?

  1. A. Il a renforcé un besoin qui existait déjà.
  2. B. Il est à l'origine de l'apparition des premiers tiers-lieux.
  3. C. Il a poussé les salariés à retourner travailler en ville.
Ver respuesta y explicación

Respuesta correcta: A. Il a renforcé un besoin qui existait déjà.

Explicación

Le texte dit que les tiers-lieux répondent « d'abord » à un manque (fermeture des commerces et services), puis que le télétravail « a fait le reste » : il a amplifié un besoin préexistant.

B est faux : le concept date des années 1980, bien avant 2020. C contredit le texte : les salariés ne veulent pas « reprendre chaque jour la route de la ville ».

Sigue practicando

Practicar Exercice 1 · Texte informatif gratis28 preguntas originales de esta destreza, con corrección al instante.

Otras destrezas de Lecture

Estructura completa del DELF B2 · Guías de otros exámenes