Pregunta 1
Texte informatif · Dans les déserts médicaux, le médecin vient en camion
Le mardi matin, sur la place de l'église de Montclar-sur-Vienne, un grand véhicule blanc s'installe entre la fontaine et l'arrêt de bus. À l'intérieur : une salle d'attente de quatre places, un cabinet de consultation complet et un petit espace pour les prélèvements. Depuis un an, ce cabinet médical mobile parcourt une quinzaine de villages du département, où plus aucun médecin généraliste n'est installé. Chaque commune le reçoit une demi-journée par semaine.
L'idée est simple : puisque les médecins ne veulent plus s'installer à la campagne, c'est le cabinet qui se déplace. Le département, qui a financé le véhicule, salarie également les trois médecins qui se relaient à bord. Ce statut de salarié est l'un des arguments qui ont permis de les recruter. « Je n'avais aucune envie de gérer un cabinet, de m'occuper de la comptabilité et du secrétariat, explique l'une d'entre elles, arrivée de Bordeaux il y a huit mois. Ici, je fais de la médecine, et rien d'autre. »
Les patients, souvent âgés, apprécient de ne plus avoir à faire quarante kilomètres pour une simple ordonnance. La fréquentation a d'ailleurs dépassé les prévisions : certains jours, le planning est complet dès l'ouverture des réservations. Pour faire face à la demande, une infirmière accompagne désormais les médecins et prend en charge les consultations de suivi les plus simples, comme le contrôle de la tension ou le renouvellement de certains traitements.
Le dispositif a toutefois ses limites, que ses promoteurs reconnaissent volontiers. Une demi-journée par semaine ne permet pas de répondre aux urgences : un patient qui tombe malade le mercredi devra attendre le mardi suivant ou se rendre aux urgences de l'hôpital, à une heure de route. Le cabinet mobile ne remplace pas non plus le médecin de famille qui connaît l'histoire de ses patients depuis des années. « C'est une solution de transition, pas une solution idéale », reconnaît le vice-président du département chargé de la santé.
Certains professionnels se montrent plus sévères. Pour un syndicat de médecins libéraux, ces dispositifs financés par l'argent public créent une concurrence déloyale avec les généralistes installés dans les bourgs voisins, qui peinent eux aussi à trouver un successeur. D'autres craignent que la multiplication des solutions mobiles ne serve d'excuse pour retarder des mesures plus ambitieuses, comme l'obligation pour les jeunes médecins d'exercer quelques années dans les zones sous-dotées.
En attendant, d'autres départements s'intéressent à l'expérience. Plusieurs ont déjà demandé à visiter le véhicule, et un réseau national des cabinets mobiles est en cours de création pour partager les bonnes pratiques et négocier collectivement l'achat des équipements.
D'après le dernier paragraphe, l'expérience…
- A. intéresse déjà d'autres territoires.
- B. va être étendue à tout le pays par l'État.
- C. sera bientôt arrêtée faute de financement.
Ver respuesta y explicación
Respuesta correcta: A. intéresse déjà d'autres territoires.
Explicación
« D'autres départements s'intéressent à l'expérience » et un réseau national est en création.
B : le réseau national est créé par les cabinets mobiles, pas imposé par l'État à tout le pays. C n'est pas dit.