Pregunta 1
Transcripción del audio (en la app lo escuchas con voz)
Narrateur: Vous allez écouter deux fois un document. Vous avez d'abord une minute pour lire les questions. Après la première écoute, vous commencerez à répondre ; après la seconde, vous compléterez vos réponses.
Mathilde Perrin, urbaniste: Bonsoir à toutes et à tous. Ce soir, je voudrais vous parler d'un phénomène que vous avez tous ressenti, même si vous ne connaissez pas forcément son nom : l'îlot de chaleur urbain. Lors d'une nuit d'été, il peut faire jusqu'à huit degrés de plus au centre d'une grande ville qu'à la campagne voisine. Pourquoi ? Parce que le béton, l'asphalte et les toits sombres absorbent la chaleur pendant la journée et la restituent la nuit. Et c'est justement la nuit que ce phénomène est le plus dangereux : quand le corps ne peut plus récupérer, les personnes fragiles, en particulier les personnes âgées, sont les premières touchées.
Mathilde Perrin, urbaniste: Face à cela, on pense souvent d'abord à la climatisation. C'est une solution efficace à l'échelle d'un appartement, mais catastrophique à l'échelle d'une ville : les climatiseurs rejettent de l'air chaud dans la rue et consomment beaucoup d'énergie. En somme, on se rafraîchit à l'intérieur en réchauffant l'extérieur.
Mathilde Perrin, urbaniste: Les solutions les plus durables passent par la végétation et par l'eau. Un arbre adulte, grâce à l'ombre qu'il crée et à l'eau qu'il évapore, peut faire baisser de plusieurs degrés la température de son environnement immédiat. Mais attention : planter un arbre aujourd'hui, c'est attendre quinze ou vingt ans avant qu'il soit vraiment efficace. Il faut donc aussi protéger les arbres qui existent déjà, ce qu'on oublie trop souvent lors des travaux d'aménagement.
Mathilde Perrin, urbaniste: Je voudrais m'arrêter sur un exemple qui me tient à cœur : les cours d'école. Pendant des décennies, on les a recouvertes d'asphalte, parce que c'était pratique et facile à entretenir. Résultat : ce sont aujourd'hui parmi les endroits les plus chauds des villes. Plusieurs municipalités ont commencé à les transformer : on retire le bitume, on plante des arbres, on crée des zones de terre et de sable, des points d'eau. Une fois réaménagées, ces cours peuvent être ouvertes aux habitants du quartier le week-end ou pendant les vagues de chaleur, et deviennent ainsi des refuges.
Mathilde Perrin, urbaniste: Ce qui est intéressant, c'est que les bénéfices vont au-delà de la température. Les enseignants qui ont vécu ces transformations observent des récréations plus calmes, avec moins de conflits, et des jeux plus variés : les enfants ne se disputent plus le terrain de football qui occupait tout l'espace. Bien sûr, il y a aussi des contraintes : il faut accepter que les enfants reviennent parfois avec des chaussures pleines de boue, et l'entretien demande davantage de temps aux équipes municipales.
Mathilde Perrin, urbaniste: Pour conclure, je dirais que l'adaptation de nos villes à la chaleur n'est pas seulement une question technique. C'est une question de choix collectifs : quelle place voulons-nous donner aux voitures, aux arbres, aux enfants ? Et ces choix, ce n'est pas aux seuls urbanistes de les faire.
Selon la conférencière, l'îlot de chaleur urbain est particulièrement dangereux…
- A. au début de l'été.
- B. en milieu de journée.
- C. pendant la nuit.
Ver respuesta y explicación
Respuesta correcta: C. pendant la nuit.
Explicación
« C'est justement la nuit que ce phénomène est le plus dangereux : quand le corps ne peut plus récupérer. »
B : la journée, les matériaux absorbent la chaleur, mais le danger est nocturne. A n'est pas évoqué.