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DELF B2 · Écoute · Exercices

Exercice 1 · Document long : interview

Una entrevista de radio de 3–4 minutos, dos escuchas y 7 preguntas de 3 opciones en el orden del audio.

DELF B2 · Diplôme d'études en langue française (France Éducation international)Compréhension de l'oralPeso: 20 questions
Practicar Exercice 1 · Document long : interview gratis14 preguntas originales de esta destreza, con corrección al instante.

Qué evalúa

Entrevista o programa de radio de varios minutos; 7 preguntas sobre ideas, opiniones y detalles. Dos escuchas.

Claves

Estrategia paso a paso

Trampas habituales

Ejemplo resuelto

«Son effet existe, mais il est modeste» → la respuesta correcta es «réel mais limité», no «inexistant» ni «plus important».

Preguntas de ejemplo

Intenta responder antes de abrir la solución. Las preguntas están en el idioma del examen.

Pregunta 1

Dificultad fácil≈ 2 min
Transcripción del audio (en la app lo escuchas con voz)

Narrateur: Vous allez écouter deux fois un document. Vous avez d'abord une minute pour lire les questions. Après la première écoute, vous commencerez à répondre ; après la seconde, vous compléterez vos réponses.

Journaliste: Bonjour Laure Bénard. Vous êtes médiatrice numérique dans une maison de services publics. Concrètement, en quoi consiste votre travail ?

Laure Bénard: J'accompagne des personnes qui ont du mal avec les outils numériques : faire une déclaration de revenus en ligne, prendre un rendez-vous médical, créer une adresse électronique… Aujourd'hui, presque toutes les démarches administratives passent par Internet. Pour beaucoup de gens, c'est un progrès ; pour d'autres, c'est devenu un véritable parcours d'obstacles.

Journaliste: On imagine surtout des personnes âgées…

Laure Bénard: C'est le cliché, et il n'est pas complètement faux : les plus de soixante-quinze ans sont nombreux à venir me voir. Mais ce qui m'a surprise en commençant ce métier, c'est le nombre de jeunes. Des jeunes de vingt ans qui passent des heures sur les réseaux sociaux, mais qui ne savent pas envoyer une pièce jointe ou remplir un formulaire administratif. Savoir utiliser un téléphone, ce n'est pas la même chose que savoir faire une démarche en ligne.

Journaliste: Qu'est-ce qui pose le plus de difficultés ?

Laure Bénard: Souvent, ce n'est pas la technique en elle-même, c'est le vocabulaire administratif. Identifiant fiscal, justificatif de domicile de moins de trois mois, numéro d'allocataire… Les gens ont peur de se tromper, et derrière une erreur, il peut y avoir une aide qu'on ne touche pas pendant des mois. Cette peur les bloque bien plus que le clavier ou la souris.

Journaliste: Votre rôle, c'est de faire les démarches à leur place ?

Laure Bénard: Justement, non, et c'est parfois difficile à expliquer. Si je fais tout à leur place, ils reviendront la semaine suivante pour la même chose. J'essaie de les rendre autonomes, à leur rythme. Bien sûr, quand quelqu'un arrive en larmes parce que son dossier doit être envoyé le jour même, je l'aide directement. Mais en général, je préfère qu'il garde la main sur la souris, même si ça prend trois fois plus de temps.

Journaliste: Certains réclament le retour des guichets. Vous les comprenez ?

Laure Bénard: Tout à fait. Je pense qu'on est allé trop vite. Le numérique devrait être une possibilité de plus, pas la seule. Il y aura toujours des personnes qui, pour des raisons de santé, de handicap ou simplement de choix, ne pourront pas ou ne voudront pas passer par un écran. Et puis un guichet, c'est aussi quelqu'un qui peut vous dire : attention, vous avez peut-être droit à autre chose. Un site Internet ne fait pas ça.

Journaliste: Pour finir, de quoi votre métier aurait-il besoin ?

Laure Bénard: De stabilité. Beaucoup de postes comme le mien ont été créés avec des financements de deux ou trois ans. Or, la confiance avec les usagers se construit dans la durée. Les gens reviennent parce qu'ils connaissent la personne. Si l'on change de médiateur tous les ans, on perd tout ce travail.

Qu'est-ce qui a surpris Laure Bénard lorsqu'elle a commencé ce métier ?

  1. A. Le manque d'ordinateurs dans les maisons de services publics.
  2. B. L'aisance des personnes âgées avec Internet.
  3. C. Le nombre de jeunes parmi les personnes qu'elle aide.
Ver respuesta y explicación

Respuesta correcta: C. Le nombre de jeunes parmi les personnes qu'elle aide.

Explicación

« Ce qui m'a surprise en commençant ce métier, c'est le nombre de jeunes. »

B est contredit : les plus de 75 ans viennent nombreux. A n'est pas évoqué.

Pregunta 2

Dificultad media≈ 2 min
Transcripción del audio (en la app lo escuchas con voz)

Narrateur: Vous allez écouter deux fois un document. Vous avez d'abord une minute pour lire les questions. Après la première écoute, vous commencerez à répondre ; après la seconde, vous compléterez vos réponses.

Journaliste: Bonjour et bienvenue dans « Questions de santé ». Aujourd'hui, nous parlons du sommeil des adolescents avec Antoine Lefèvre, chercheur en neurosciences. Antoine Lefèvre, on entend souvent dire que les ados dorment trop, qu'ils font la grasse matinée jusqu'à midi. Vous, vous dites l'inverse ?

Antoine Lefèvre: Oui, et les données sont assez claires. Un adolescent a besoin, en moyenne, de huit à dix heures de sommeil par nuit. Or, en semaine, la majorité des lycéens dorment moins de sept heures. La grasse matinée du week-end, ce n'est pas de la paresse : c'est le corps qui essaie de rembourser une dette accumulée pendant la semaine.

Journaliste: Et pourquoi cette dette ? Parce qu'ils se couchent trop tard ?

Antoine Lefèvre: En partie, mais il faut comprendre que ce n'est pas seulement une question de volonté. À la puberté, l'horloge biologique se décale. L'hormone qui prépare l'endormissement, la mélatonine, est sécrétée plus tard dans la soirée, parfois une à deux heures plus tard que chez un enfant ou un adulte. Concrètement, un adolescent qu'on envoie au lit à vingt-deux heures aura souvent du mal à s'endormir avant minuit. Et pourtant, le réveil sonne à six heures et demie.

Journaliste: Les écrans n'arrangent rien, j'imagine.

Antoine Lefèvre: Ils aggravent le phénomène, c'est certain, mais je voudrais nuancer. On accuse souvent la lumière bleue des téléphones. Son effet existe, mais il est modeste. Ce qui pèse beaucoup plus, c'est le contenu : une conversation qui se prolonge, une série dont on enchaîne les épisodes, un jeu en ligne. Le problème, c'est moins l'écran lui-même que le fait qu'il repousse sans cesse le moment où l'on décide d'arrêter.

Journaliste: Quelles sont les conséquences de ce manque de sommeil ?

Antoine Lefèvre: Elles sont nombreuses. Sur le plan scolaire, d'abord : la mémoire se consolide pendant le sommeil, donc un élève qui dort mal retient moins bien ce qu'il a appris dans la journée. Il y a aussi des effets sur l'humeur, irritabilité, anxiété, et sur la santé physique. Et puis il y a un risque qu'on oublie souvent : les accidents. Chez les jeunes conducteurs, la somnolence est un facteur de risque important, au même titre que l'alcool.

Journaliste: Certains pays ont décidé de commencer les cours plus tard le matin. Est-ce une bonne idée ?

Antoine Lefèvre: Les expériences menées, notamment aux États-Unis, sont plutôt encourageantes. Quand les cours commencent à huit heures et demie ou neuf heures au lieu de sept heures et demie, les élèves dorment en moyenne une demi-heure de plus, et on observe moins de retards et d'absences. Mais il ne faut pas en attendre des miracles : si l'on décale les cours sans rien changer d'autre, une partie des élèves se couchera simplement plus tard.

Journaliste: Alors, que conseillez-vous aux parents qui nous écoutent ?

Antoine Lefèvre: D'éviter les interdictions brutales, qui fonctionnent rarement avec des adolescents. Mieux vaut négocier des règles communes, par exemple laisser les téléphones hors des chambres la nuit, et, c'est important, que les parents s'y tiennent eux aussi. Les adolescents sont très sensibles à la cohérence. Et le week-end, il ne faut pas les empêcher de récupérer, mais éviter qu'ils se lèvent à quatorze heures, sinon le lundi matin devient un véritable décalage horaire.

Que conseille-t-il aux parents ?

  1. A. Réveiller les adolescents tôt le week-end.
  2. B. Établir des règles que toute la famille respecte.
  3. C. Interdire les téléphones dès vingt et une heures.
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Respuesta correcta: B. Établir des règles que toute la famille respecte.

Explicación

Il conseille de « négocier des règles communes » et que « les parents s'y tiennent eux aussi ».

C est le type d'« interdiction brutale » qu'il déconseille. A exagère : il faut seulement éviter qu'ils se lèvent à quatorze heures, pas les réveiller tôt.

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