Pregunta 1
Transcripción del audio (en la app lo escuchas con voz)
Narrateur: Vous allez écouter deux fois un document. Vous avez d'abord une minute pour lire les questions. Après la première écoute, vous commencerez à répondre ; après la seconde, vous compléterez vos réponses.
Journaliste: Bonjour Laure Bénard. Vous êtes médiatrice numérique dans une maison de services publics. Concrètement, en quoi consiste votre travail ?
Laure Bénard: J'accompagne des personnes qui ont du mal avec les outils numériques : faire une déclaration de revenus en ligne, prendre un rendez-vous médical, créer une adresse électronique… Aujourd'hui, presque toutes les démarches administratives passent par Internet. Pour beaucoup de gens, c'est un progrès ; pour d'autres, c'est devenu un véritable parcours d'obstacles.
Journaliste: On imagine surtout des personnes âgées…
Laure Bénard: C'est le cliché, et il n'est pas complètement faux : les plus de soixante-quinze ans sont nombreux à venir me voir. Mais ce qui m'a surprise en commençant ce métier, c'est le nombre de jeunes. Des jeunes de vingt ans qui passent des heures sur les réseaux sociaux, mais qui ne savent pas envoyer une pièce jointe ou remplir un formulaire administratif. Savoir utiliser un téléphone, ce n'est pas la même chose que savoir faire une démarche en ligne.
Journaliste: Qu'est-ce qui pose le plus de difficultés ?
Laure Bénard: Souvent, ce n'est pas la technique en elle-même, c'est le vocabulaire administratif. Identifiant fiscal, justificatif de domicile de moins de trois mois, numéro d'allocataire… Les gens ont peur de se tromper, et derrière une erreur, il peut y avoir une aide qu'on ne touche pas pendant des mois. Cette peur les bloque bien plus que le clavier ou la souris.
Journaliste: Votre rôle, c'est de faire les démarches à leur place ?
Laure Bénard: Justement, non, et c'est parfois difficile à expliquer. Si je fais tout à leur place, ils reviendront la semaine suivante pour la même chose. J'essaie de les rendre autonomes, à leur rythme. Bien sûr, quand quelqu'un arrive en larmes parce que son dossier doit être envoyé le jour même, je l'aide directement. Mais en général, je préfère qu'il garde la main sur la souris, même si ça prend trois fois plus de temps.
Journaliste: Certains réclament le retour des guichets. Vous les comprenez ?
Laure Bénard: Tout à fait. Je pense qu'on est allé trop vite. Le numérique devrait être une possibilité de plus, pas la seule. Il y aura toujours des personnes qui, pour des raisons de santé, de handicap ou simplement de choix, ne pourront pas ou ne voudront pas passer par un écran. Et puis un guichet, c'est aussi quelqu'un qui peut vous dire : attention, vous avez peut-être droit à autre chose. Un site Internet ne fait pas ça.
Journaliste: Pour finir, de quoi votre métier aurait-il besoin ?
Laure Bénard: De stabilité. Beaucoup de postes comme le mien ont été créés avec des financements de deux ou trois ans. Or, la confiance avec les usagers se construit dans la durée. Les gens reviennent parce qu'ils connaissent la personne. Si l'on change de médiateur tous les ans, on perd tout ce travail.
Qu'est-ce qui a surpris Laure Bénard lorsqu'elle a commencé ce métier ?
- A. Le manque d'ordinateurs dans les maisons de services publics.
- B. L'aisance des personnes âgées avec Internet.
- C. Le nombre de jeunes parmi les personnes qu'elle aide.
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Respuesta correcta: C. Le nombre de jeunes parmi les personnes qu'elle aide.
Explicación
« Ce qui m'a surprise en commençant ce métier, c'est le nombre de jeunes. »
B est contredit : les plus de 75 ans viennent nombreux. A n'est pas évoqué.